Voici la traduction du conte en dialecte "Fàm Zweachel", publié sur ce blog, il y a quelques jours.

Ci-dessous les liens pour ceux qui souhaiteraient télécharger ce conte en dialecte et sa traduction en français.

Fam_Zweachel

Le_nain_et_le_bucheron

 

LE NAIN ET LE BÛCHERON

J’étais un petit garçon, vers la fin de la guerre, lorsqu’en hiver, mon père aidait au travail des bûcherons.

Il y en avait un que j’ai bien connu : le vieux « Bricke Franz » (Bricker François) et lorsque j’apportais la gamelle à mon père, près des « Glassematte », Franz (François) me racontait toujours une histoire pendant le petit-déjeuner.

Nous étions assis autour d’un grand feu, sur des billots et nous mangions du lard grillé et des saucisses à rôtir, faites « maison ».

« Oui, Alfred, disait-il, ces temps ne reviendront plus où les nains faisaient notre travail au courant de la nuit. Les gens n’ont eu de cesse que jusqu’au moment où ils pouvaient surprendre les nains au travail. Ceux-ci n’ont pas apprécié et se sont retirés loin dans les montagnes et maintenant, nous devons nous-même entasser le bois et faire des fagots.

Au début, lorsque je travaillais dans la forêt, un de ces nains venait tous les jours me rendre visite. C’était un vieux petit bonhomme avec une longue barbe et curieux comme une vieille femme ; il voulait tout savoir.

Je venais de poser ma hache à terre et soufflais dans mes mains.

“ Pourquoi souffles-tu dans tes mains ? ” demanda-t-il

“ Je souffle pour réchauffer mes mains ”

“ Ah, dit-il, je dois en prendre note ”. Il souffla dans ses mains et disparut dans les jeunes buissons.

Il est midi, je mange la soupe de ma gamelle et je souffle sur ma cuillère.

Le petit bonhomme est à côté de moi et demande : “ Pourquoi souffles-tu sur ta cuillère, la soupe n’est-elle pas assez chaude ? ”

“ Si, je souffle pour la refroidir ”

“ Vous être de drôles de gens : une fois vous soufflez pour avoir du froid et une fois pour avoir du chaud ! Savez-vous donc ce que vous voulez ? ”

Penses-y, Alfred, me dit Franz, c’est vrai, nous ne savons plus ce que nous voulons ».



Alfred MATT