Les Amis du Patrimoine de Niderviller

27 octobre 2022

La tuilerie labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant

A la découverte d'une Entreprise du Patrimoine Vivant ! 
La Tuilerie de Niderviller, se situant dans le village éponyme à proximité de Sarrebourg, dispose d'un savoir-faire d'excellence unique en Lorraine. Son histoire est ancienne puisque dès 1722, l’argile de ce village est utilisée pour la fabrication de tuiles, puis dès 1735 pour de la faïence haut de gamme. La tuilerie qu'on connaît aujourd'hui naît au début du XIXe siècle. Elle n’a pas bougé de son emplacement originel depuis tout ce temps. Elle comptait au siècle dernier 50 à 60 tuiliers allant même jusqu’à une centaine d’employés en 1930. La production mensuelle était alors de 100 000 tuiles et quelques 250 000 briques. Ancrée sur une production traditionnelle, la Tuilerie de Niderviller étendra avec le transport, par mode ferroviaire, voie d’eau puis transport routier, sa zone de chalandise à la France entière, et au-delà des frontières. Après la guerre, beaucoup de tuileries cessent leurs activités. En 1964, c’est au tour de Niderviller de de fermer ses portes.
Deux ans plus tard, Jacques Henselmann rachète l’usine et lance une modeste entreprise familiale travaillant de manière artisanale, pour une production de tradition et de qualité. La Tuilerie - briqueterie de Niderviller est aujourd'hui la seule et dernière de toute la Lorraine, désormais dirigée par Christophe Henselmann, petit-fils de Jacques. L’établissement est ainsi spécialisé dans la fabrication de tuiles, de briques, d’accessoires en terre cuite, souvent anciens, voire disparus, et donc très recherchés. La Tuilerie de Niderviller travaille sur nombre de monuments et participe à la restauration et l’entretien du patrimoine national.

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23 août 2022

Reportages Moselle TV

Moselle TV était présent sur le Pays de Sarrebourg pour la réalisation de 5 reportages sur la thématique « Au fil de l’eau ».

Ces 5 reportages ont été tournés sur le territoire les 18 et 19 juillet derniers.

La diffusion a eu lieu début août.

 

Voici les liens pour les découvrir ou redécouvrir.

 

Reportage Cristallerie Lehrer – Faïencerie Niderviller

https://www.youtube.com/watch?v=HJuZ-p6NQkM

 

Reportage Mittersheim

https://www.youtube.com/watch?v=seXPya3oToI

 

Reportage Plan Incliné – luge d’été

https://www.youtube.com/watch?v=LA-f1YH9Lak

 

Reportage Réchicourt-le-Château

https://www.youtube.com/watch?v=ZwDLYOcwHN0

 

Reportage Vallée des Eclusiers

https://www.youtube.com/watch?v=OVEn-290Rp4

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03 mai 2022

Décès Abbé Berlocher

L'Abbé Jean Paul Berlocher vient de nous quitter à l'âge de 73 ans.

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Dans une vie pastorale bien remplie, il fut notamment curé de Niderviller de 1989 à 1992 puis revint comme curé de la Communauté des paroisses Jean XXIII à l'orée des Vosges de 2013 à sa retraite le 01 septembre 2021.

Nous nous souvenons notamment de la messe lors des Journées Custine en 2015 ...

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et de ses commentaires avisés lors de la journée de présentation du patrimoine reeligieux en 2018.

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Malade il se retira à Haselbourg, localité où il sera inhumé.

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Adieu l'abbé et merci pour vos actions et aides.  Condoléances à la famille.

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10 avril 2022

Journées européennes des métiers d'art

Les journées européennes des métiers d'art 2022 (JEMA) se sont tenues à Niderviller les 2 et 3 avril derniers.

Malgré le froid et la neige, les visiteurs sont venus nombreux sur le site de l'ancienne faïencerie pour admirer les oeuvres et le travail de nos artisans.

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Une des attractions très attendue fut la cuisson d'un four de 800 boteilles à près de 1000 degrés. La cuisson fut réussie le dimanche matin et les spectateurs purent emportés une bouteille souvenir très torturée aux formes aléatoires.

 

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Les entreprises locales étaient notamment représentées par Christophe Henselmann qui présenta quelques facettes de son savoir faire.

 

L'APN était naturemment présente avec un stand de statues, moules et vaisselle et des panneaux retraçant la vie des ouvriers et ouvrières de la faïencerie. Rappellons que cette industrie créée en 1735 a cessé toute activité l'année dernière.

 

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Merci à tous nos visiteurs et à une prochaine manifestation.

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05 avril 2022

Eclairage sur les jours fériés en Alsace Moselle

ARRETONS DE CONFONDRE CONCORDAT ET DROIT LOCAL !
Pourquoi y a t-il deux jours fériés supplémentaires en Alsace-Moselle ?
CONCORDAT ? FAUX
C’est grâce à une ordonnance impériale du 16 août 1892 signée par Guillaume II (empereur allemand) DONC DROIT LOCAL
En Alsace et en Moselle, le Vendredi Saint et la Saint-Étienne sont des jours fériés.
Historien de l’Alsace contemporaine, Benoît Vaillot revient dans cet épisode de la série « Mais pourquoi » sur les origines de ce particularisme régional, à forte valeur identitaire.
Tout nouvel arrivant en Alsace ou en Moselle s’interroge un jour sur les raisons qui font qu’il n’a pas à se lever pour aller travailler le vendredi qui précède Pâques ou le 26 décembre, jour de la Saint-Étienne. S’il pose la question à ses voisins, collègues ou amis natifs de la région, il risque de se voir répondre – selon une idée largement répandue – que c’est « grâce au Concordat ». Il n’en n’est rien.
L’origine de ce particularisme remonte en réalité à l’annexion de l’Alsace et de l’actuelle Moselle (on parlait alors d’Alsace-Lorraine) par l’Empire allemand, à l’issue de la guerre de 1870. Benoît Vaillot, historien à l’Université de Strasbourg et spécialiste de la Première Annexion, explique qu’il existait pourtant une subtile distinction à l’origine entre ces deux jours :
« Le Vendredi Saint et la Saint-Étienne ont été institués en tant que jours fériés en Alsace-Moselle par une ordonnance impériale en date du 16 août 1892. La Saint-Étienne concerne alors tout le monde, tandis que le Vendredi Saint n’est férié et chômé, à l’origine, que pour les communes d’Alsace-Lorraine qui disposent d’un temple protestant ou d’une église mixte. Soit en fait 20 % d’entre elles environ. Le caractère férié du Vendredi Saint se généralise avec le retour des “provinces perdues“ à la France, après 1918. »
Mettre l’Alsace et la Moselle au rythme de l’Empire
Pourquoi une telle disposition impériale ? Pour « mettre l’Alsace-Lorraine au rythme de l’Empire allemand », poursuit l’historien :
« Ces deux jours sont alors fériés dans beaucoup d’endroits, outre-Rhin. Cela participe également à rallier la population de cette nouvelle région à l’Empire allemand, car les habitants restent encore attachés à la France ».
Dans ce contexte, l’octroi du Vendredi Saint pour les protestants n’a rien d’anodin, puisque ces derniers – particulièrement les luthériens – sont de loin les plus favorables à la présence allemande à l’époque. Cette ordonnance est à la fois un alignement sur le reste de l’Empire et une forme de récompense. »
En plus de ces deux jours fériés supplémentaires – qui n’existent pas ailleurs en France – les Alsaciens et les Mosellans bénéficient aussi des mesures sociales allemandes, et expérimentent le modèle bismarckien de la sécurité sociale à une époque où « il n’y a rien de tel en France », explique Benoît Vaillot.
Normalisation douloureuse pour ces deux provinces
Et le CONCORDAT alors ?
Signé entre Napoléon Ier et la papauté bien plus tôt, en 1801, cet ensemble de dispositions qui organisent les relations entre l’État et les différents cultes (catholique, luthérien, réformé et israélite) continue de s’appliquer en Alsace-Lorraine après l’annexion allemande (1871), alors que dans le reste de la France, la loi de 1905 y met fin. L’Empire allemand amende, reformule mais maintient ces dispositions.
En 1918, l’Alsace et la Moselle reviennent dans le giron français, mais non sans douleur :
« Pour le gouvernement français, il s’agit de normaliser ces deux provinces. Il y a une volonté d’en faire des territoires français comme les autres. Des commissaires de la République sont envoyés à Metz, Colmar et Strasbourg : on commence à réorganiser l’administration sur le modèle du reste de la France, mais cela se fait de manière parfois brutale.
Du jour au lendemain, on a une imposition du français dans l’administration. Par exemple, les instituteurs en Alsace-Lorraine, bien que parfois francophiles, ne parlaient pas forcément le français. Certains ont été remerciés et remplacés par d’autres venant “de l’intérieur” qui bénéficièrent de primes spéciales, ce qui a été mal perçu localement. »
Une mobilisation de grande ampleur
Confrontés à une population très largement non francophone, les fonctionnaires venus de la France « de l’intérieure » ont fait preuve de maladresses, faisant sentir aux Alsaciens et aux Mosellans qu’ils n’étaient pas des Français tout à fait comme les autres. « Rapidement, on passe de l’éblouissement tricolore du lendemain de la Première Guerre mondiale, à une certaine désillusion dans les années 1920, surtout chez les Alsaciens, moins chez les Mosellans », poursuit Benoît Vaillot.
À la réintégration, en 1918, les jours fériés supplémentaires et le financement des cultes font partie des dispositions prorogées par le gouvernement français, pour des raisons de commodité administrative. Mais rapidement, l’Exécutif affiche sa volonté de « normaliser » l’Alsace et la Moselle en les abrogeant.
Dans le contexte tendu de la réintégration, les populations locales se mobilisent. « Dans les années 1920, on assiste à une union politique assez exceptionnelle, des communistes aux catholiques. Elle culmine en 1926 avec le Heimatbund, ou alliance de la patrie, en allemand. Il y a aussi des mobilisations locales, des manifestations, des pétitions, etc. On en parle dans chaque paroisse
Front commun pour les particularismes locaux
Ce front commun vise à réclamer l’autonomie et à défendre l’ensemble des particularismes locaux : les dispositions concordataires qui permettent le financement des cultes, les deux jours fériés supplémentaires et diverses mesures sociales héritées de l’annexion.
Si chacune de ces particularités a une origine et un fondement juridique différent, leur ensemble constitue un bloc identitaire pour les Alsaciens. Hors de question, pour nombre d’entre eux, de toucher à quelque disposition que ce soit.
En 1924, le gouvernement du cartel des gauches d’Édouard Herriot crée une énième crispation autour du régime des cultes d’Alsace-Moselle.
« Son programme, c’est clairement la laïcité partout, pour tous, maintenant, avec application à tout le territoire de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. Il y a alors une levée de boucliers en Alsace, mais aussi dans le reste de la France catholique. L’abrogation du régime des cultes est finalement abandonnée, et le Conseil d’État confirme son exception juridique »
Aujourd’hui, le fait que le Vendredi Saint et la Saint-Étienne soient fériés en Alsace est inscrit dans le code du travail.
Rien à voir avec le régime des cultes d’Alsace-Moselle donc.
Mais la confusion qui demeure encore aujourd’hui vient sans doute du fait que ces particularismes locaux ont été défendus ensemble, au siècle dernier.
SOURCE : Rue89 Strasbourg
POUR RESUMER :
De par la complexité des origines du droit local et à l'initiative des autorités publiques, notamment du ministère de l'Intérieur, l'Institut du droit local alsacien-mosellan (IDL-AM) a été créé en 1985 sous la forme d'une association de droit local pour documenter, étudier et informer sur ses particularités.
Il a été reconnu d'utilité publique en 1995
Le droit local est distinct et NE DOIT PAS être confondu avec le régime concordataire des cultes en Alsace-Moselle, la loi de séparation des Églises et de l'État ayant été votée en 1905 alors que ces territoires étaient alors annexés par l'Allemagne.

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22 mars 2022

Journées européennes des métiers d'art

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Venez nous retrouver sur notre stand 

 

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01 janvier 2022

Calvaire rue de la carrière

Pour 2022, j’ai pris comme résolution de me refaire une beauté. Parti pour restauration, je serai de retour au printemps. Les Amis du Patrimoine de Niderviller pour qui la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de la commune est une priorité ont œuvré pour m’offrir ce lifting.

Bonne Année et j’espère vous retrouver, passants et marcheurs, bientôt.

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Les Amis du Patrimoine de Niderviller

23, rue de lorraine 57565 NIDERVILLER http://apanid.canalblog.com/



 

 

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31 décembre 2021

Bonne année 2022

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21 décembre 2021

Bonnes fetes

Bonnes fêtes!

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14 octobre 2021

Journées "Bâtir à travers les siècles"

Les 9 et 10 octobre derniers se sont tenues, à Niderviller, les journées "Bâtir à travers les siècles" organisées par la Région Grand Est.

Nous avons noté la présence de Mme Catherine Belrhiti sénatrice représentant M. Rottner président de la Région Grand Est, M. Fabien Di Filippo député, M. Roland Klein président de la CCSMS, Mme Marie Véronique Buschel maire de Niderviller.

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Une cinquantaine d'exposants présentaient leurs réalisations, actions et savoir-faire.

De nombreuses conférences permirent au public de découvrir et parfaire leurs connaissances.

L'APN était présente au travers de différentes prestations ;

- un stand et une conférence  présentant l'histoire de nos industries locales 

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- une visite du village avec une calèche remorquée par deux chevaux.

Christophe Henselmann propriétaire de la tuilerie initia les enfants au travail de l'argile.

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Deux belles journées illuminées par un soleil radieux.

 

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