Delphine et Alexandre

Nous sommes sous la Terreur, le tribunal révolutionnaire siège , le terrible accusateur public Fouquier-Tinville sévit et le bourreau Sanson fait tomber les têtes. Déjà celles du Comte Adam-Philippe de Custine et de son fils (et mari de Delphine) Armand sont tombées.

Delphine est arrêtée et incarcérée aux Carmes pendant 9 mois où elle partage la cellule de Joséphine de Beauharnais (future impératrice épouse de Napoléon) et vit une liaison avec le mari de celle-ci le général Alexandre de Beauharnais. Le général est condamné comme «ex-complice des trahisons de Custine» et exécuté.

Pendant ce temps son fils Astolphe et sa nourrice Nanette (originaire de Niderviller) vivent dans la partie de l'appartement parisien, rue de Bourbon, non mis sous scellé.

Delphine et Gérôme

Trois perquisitions ont lieu à son domicile en sa présence. Elles sont conduites par trois commissaires : Chevallier, Feuilloys et Gérôme.

Gérôme ést maçon de son état, jeune et sensible et il tombe amoureux de Delphine. Il l'aime « de toute la brutalité de ses ardeurs et de toute la tendresse de son âme. Par tous les autres hommes qui l'ont aimée, elle a souffert ; seul Gérôme a su l'aimer comme elle avait rêvé d'être aimée. »

G. Lenôtre

Gérôme va secourir Nanette et Astolphe dans la gêne. Mais il fait mieux en sauvant la vie de Delphine. En effet il a accès aux bureaux de Fouquier-Tinville, où celui-ci entasse les dossiers des détenus qui doivent être exécutés dans la journée. Il met plusieurs fois le dossier de Delphine sous la pile (ceci dure 2 mois). Astolphe rapporte dans « La Russie en 1839 »

« Une fois le nom de ma mère se trouva le premier ; Gérôme frémit et le remit sous les autres. Au moment où le 9 Thermidor arrive, il ne restait plus que trois feuilles dans le carton de Fouquier-Tinville »

Gérôme ne se dévoila pas et ce n'est qu'au sortir de prison que Delphine connut la ruse qui lui sauva la vie.

Niderviller au secours de Delphine

Après la chute de Robespierre, Joséphine de Beauharnais sort de prison en triomphe. Mais personne ne vient secourir Delphine. C'est alors que Nanette décide de faire sortir de prison sa maîtresse. Elle va chez Dyle, marchand de porcelaine qui emploie d'anciens ouvriers de la faïencerie de Niderviller. La faïencerie avait été confisquée et les ouvriers étaient venus chercher du travail à Paris. Parmi eux se trouvait le père de Nanette : Pierre Malriat.

Ils signent tous une pétition demandant la libération de Delphine et l'apportent au président du bureau chargé de statuer sur les pétitions. Jetée dans un casier elle est oubliée ; mais un soir les jeunes gens du bureau la laissent tomber par terre, la lisent et jurent de la présenter le soir même au président du bureau. Ce dernier, un peu aviné, reçoit la demande en rentrant chez lui. Il la signe et les trois secrétaires vont libérer Delphine.